Présentation du Projet

Le projet “Le Con du Jour” est né en 2016 dans un contexte où l’augmentation de l’antisémitisme, du racisme anti-musulman et de la xénophobie ne cessait de croître quelles que soient les différentes catégories sociales ou appartenance politique. 

L’ignorance et l’obscurantisme touchent l’ensemble de la société et de ce fait ne connaît aucune frontière. Le néoconservatisme est devenu un “nouveau mode de penser” pour de nombreuses personnes. Ils pensaient avoir trouvé un mode de vie créateur et innovant par rapport aux “démocraties libérales poussiéreuses” du passé.

Afin de se trouver ancré dans un système moderne en accord avec son époque, la fin de la Guerre Froide, la chute du mur de Berlin et “l’annexion” de la RDA par la RFA ont remanié le visage géopolitique. Les partisans du Monde Libre se sont alors retrouvés sans aucun adversaire dans le cadre d’un débat politique de taille. Dans le même temps, les grands penseurs libéraux comme Friedrich Hayek en 1992 laisse alors le champ libre à la mise en place de réformes structurelles sans qu’il y est de réelles oppositions. Le capitalisme de marché avait triomphé sur le capitalisme étatique de l’Union Soviétique. Dans le même temps, le libéralisme d’Adam Smith a laissé place au néolibéralisme de Milton Friedman. Même sur le plan économique, les débats entre les Keynésiens et les néoclassiques semblaient appartenir à une époque entièrement révolue.

Malgré que les libertés économiques grandissaient les unes après les autres, il n’y avait guère d’essence dans le moteur pour refonder un “nouveau mode de vie”. Lorsque Samuel Huttingon écrit le choc des civilisations, il émerge dès lors un concept nouveau chez les néoconservateurs. Le danger ne viendrait plus du communisme comme de l’anarchisme, mais de civilisations différentes qui ne partagent pas les mêmes valeurs que les sociétés occidentales notamment comme c’est le cas avec l’Iran ou dans une autre mesure la Corée du Nord. Ce choc culturel se traduit également par une série d’attentats terroristes dans les pays occidentaux depuis les années 1970. Ainsi, le modèle des démocraties ayant pour héritage la chrétienté se retrouve en confrontation avec les démocraties islamiques. De ces faits-là, naissent un affrontement idéologique entre les chrétiens et les musulmans les plus radicaux.

La fin de l’idéal libéral au niveau démocratique a laissé place à une vision antagoniste promouvant des régimes autoritaire d’un côté et libéral de l’autre. Ainsi, le modèle illibéral s’est imposé progressivement comme une norme pour les opposants de droite au système philosophique libéral. Dans ce contexte, il s’agissait de sauvegarder “l’intérêt supérieur” de la Nation au travers d’un Etat fort. Ainsi, l’ordre public s’est transformé d’une certaine manière dans “un nouvel ordre politique”. Les néoconservateurs accèdent facilement au pouvoir, mais pour les détacher de celui-ci une fois qu’ils ont appliqué leur programme en réformant les institutions démocratiques, cela devient problématique. Les néoconservateurs sont des bernard l’hermite.

Dans le même temps, la question israélienne a pris une place politique ahurissante dans les différentes discussions de comptoir que nous pouvons retrouver sur les réseaux sociaux. Dans un monde où le numérique prend une place de plus en plus importante, la dénonciation des dérives devient nécessaire pour la bonne santé démocratique de notre République, mais aussi de l’Europe. Ainsi, lorsqu’une personne émet des idées contraires à l’idéal républicain, il doit les assumer sur la place publique et en subir les conséquences notamment juridiques.